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Jeanne d’Arc est en fait le sujet central de la lettre du roi d’Angleterre, Henri VI. Étant donné le grand plaisir qu’il eut à faire un portrait de la Pucelle comme étant « une certaine devineresse mensongère», il me semble donc pertinent de faire la lumière sur sa vie, depuis son enfance jusqu’à sa mort, en passant par ses réalisations.
Son enfance
L’enfance de Jeanne d’Arc est un élément essentiel puisqu’elle justifie l’envoi de la lettre d’Henri VI à l’empereur du Saint Empire romain germanique.
C’est probablement dans le petit village de Domrémy qu’est née Jeanne d’Arc.Jeanne était la fille de Jacques d’Arc et d’Isabeau Vouthon, un couple de laboureurs de ce même village, situé dans la vallée de la Meuse. Domrémy se trouvait en fait aux frontières du duché de Bourgogne et du Saint Empire romain germanique. Cette proximité est des plus intéressantes puisqu’elle vient sans doute justifier pourquoi le roi Henri VI d’Angleterre adresse sa lettre à l’empereur Sigismond de Luxembourg.
Malgré qu’on lui prête une constitution très robuste, Jeanne d’Arc a toujours été très pieuse et faisait preuve d’une grande bonté. Elle connaissait très bien « Notre Père », « Je Vous salue Marie » et « Je crois en Dieu » ; toutefois, elle ne savait ni lire ni écrire. Elle adorait aller avec ses compagnes en excursion dans les champs où il leur arrivait de prier. Lorsqu’elle fut assez âgée, Jeanne aida sa mère à la maison et cultiva les champs avec ses frères. Enfin, Jeanne d’Arc était reconnue pour ses confessions et communions fréquentes, et pour l’aumône aux pauvres qu’elle pratiquait.
Ses « Voix »
Les « Voix » que Jeanne d’Arc entendit lors de son séjour à Neufchâteau furent l’élément déclencheur de sa mission ; elles constituèrent aussi un des moyens pris par ses ennemis (Henri VI et ses juges) pour la faire monter sur le bûcher parce qu’ils la percevaient comme « une superstitieuse femme».
Vers 1425, les habitants de Domrémy durent quitter pour la première fois leur village en raison de l’arrivée des troupes bourguignonnes ; ils allèrent se réfugier à Neufchâteau. Jeanne faisait partie des réfugiés et c’est alors qu’elle entendit les « Voix » pour la toute première fois. Ces « Voix » étaient celles de Saint-Michel-l'Archange, de Sainte-Catherine et Sainte-Marguerite ; selon les dires d’Henri VI dans sa lettre à l’empereur
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